Des cascades d'Ouzoud à Tanger.

 

J-9, il est temps de partir. Le chemin jusqu'à l'antiquité est long, très long, nous l'avons effectué en deux étapes, une troisième n'aurais pas été du luxe. N'ayant pas l'habitude de rouler autant , nous sommes arrivés exténués à la petite ville de montagne d'Azrou. La ville aux cerisiers, mais pas ne chance pour nous, pas de cerises, en revanche les arbres commençaient à ce parer de blanc. Nous sentons la fraîcheur de l'altitude et c'est sous une pluie fine et un brouillard de plus en plus épais que nous avons atteint le royaume de Jules César.  

Quelle vue!

On trouve de tout dans les arbres !

Il nous fallut arriver au porte de la ville impérial de Mekhnès pour voir se dissiper le brouillard, sans pour autant apercevoir un coin de ciel bleu, la pluie, intermittente, nous tenait toujours compagnie. 

Nous passerons notre chemin, pas le temps, et à ça c'est un terme que nous détestons. Le royaume de César, nous ouvrait grand ses porte pour l'heure du déjeuné, midi sonnait. Nous flânerons dans les ruelles de Volubilis après une léger repas. 

Les vieilles pierres nous ont happés, durant une bonne partie de l'après-midi, c'est l'appel à la prière du milieu d'après-midi qui nous a fait prendre conscience que le temps avait passé et qu'il nous fallait revenir parmi les vivants en commençant à dénicher un endroit pour passer la nuit. 

Je ne vais pas vous faire somnoler en vous racontant l'histoire de la ville, simplement que Volubilis était une grande bourgade commerçante, sa richesse était dû à la production d'huile d'olive.

17heure sonnait quand nous avons quitter le site. Hormis dans les hôtels, il est difficile de dénicher un camping ou un lieu tranquille pour bivouaquer sauvage. Après une rapide analyse de la situation, nous avons opté pour nous rendre directement à Kenitra à une petite centaine de kilomètres, vu que nous n'avions pas roulé beaucoup, nous pouvions nous permettre d'effectuer cette poignée de kilomètres sans trop ce fatiguer. Quoi qu'il en soit, nous devions nous rendre dans cette ville le lendemain. Alors, en route.

Reviens, ne me laisse pas chez les Romagnons.

Petit pont.

Accroche toi bien bébé!

Kenitra, avant-dernière ville avant le départ.

 

Nous resterons à Kenitra, jusqu'à avant-veille de notre embarquement, une petite semaine en gros. Nous avions des petites affaires à régler ici, tel que faite ôter la broche de Philippe qui c'est effectué sans encombre, confectionner mes premières confitures ou bien tout simplement profiter de l'instant sans penser au lendemain. 

Le glas sonna l'heure de la fin des réjouissance, le 25 avril 2014, nous avons pris le direction d'Assilah dernière étape, nous y dégusterons le lendemain, le couscous du départ comme l'année dernier, rituel incontournable.

26 avril 2014, 15h et des brouettes, départ pour Tanger Med, une bonne heure de route nous attend. Durant, ce trajet, nous avons croisé de drôle d'équipage même après toutes ces années de baroude sur les routes d'Afrique et d'ailleurs nous n'avons toujours pas compris comment toutes ces marchandises arrivaient seines et sauves à destination.

 

 

Assilah, la belle.

Dernier bivouac,

sur le port d'Assilah.

Petit bilan de ces trois mois au Maroc. Le fait que le troisième baroudeur manquait à l'appel a pesé énormément sur notre moral. Comme il faut bien que l'oisillon quitte doucement le nid douillet des parents, nous avons dû nous adapter à cette nouvelle situation et en fin de compte tout c'est bien passé  (Internet c'est magique quand on est loin des personnes qu'on aime.) Nous avons pris le temps de  découvrir un pays qui n'a pas fini de nous surprendre et nous étions au ange quand Tiffany est venu nous rejoindre sur la côte d'azur.

Petite restaurant avant l'embarquement.

1 heure du matin, à bientôt le Maroc.

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