La traversé Sète-Tanger.

 

 

L'embarquement fut toute une histoire, pourtant nous étions bien partie, mais comme souvent avec nous dans ce genre de situation, rien ne se déroule comme s'était prévu.

Comme je le disais plus haut, nous étions à l'heure dites au rendez-vous , beaucoup de personne était déjà là. On nous plaça dans une fil d'attente. Devant nous un fourgon chargé à bloc, derrière nous un fourgon chargé à bloc, normale. 18h30, la police arriva pour débuter l'embarquement et le contrôle des papiers. Rien à dire, tous se déroulait normalement. Quand je suis revenu avec le repas , le ballet des voitures avait débuté, nous avions largement le temps de manger en attendant notre tour. Mais soudain, quand ce moment arriva , nous avons laissé de côté nos sandwichs et mis le moteur en route et c'est là que tout ce corsa. Le fourgon devant nous ne bougea pas d'un poil. Pas de chauffeur. Nous avons donc éteint le moteur pour terminer notre repas, il allait bien arriver. Une vingtaine de minutes plus tard, toujours pas de chauffeur et les autres files d'attente commençaient à diminuer dangereusement. Il restait quatre lignes, tandis que nous nous étions toujours coincé au milieu du parking, de plus en plus seul. À un moment, il fallut prendre les choses en main si nous voulions embarquer, je suis descendue pour guider Philippe et ainsi pouvoir sortir de cet étau de ferraille. Une fois délivré , le véhicule derrière nous, nous a suivi, laissant notre compère seul .

Mais comment a-t-il fait son compte?

Nous étions déjà en Afrique.

Bonne appétit!

On oublie pas de travaillé son bac!

Ho! comme tu es belle.

Tu nous l'a fait Titanic.

 Nous n'étions pas au bout de nos surprises. Une fois le contrôle de police passé, nous avons suivi les indications du personnel du port. À peine cinquante mètres plus loin , nous fûmes de nouveau bloqué. Impossible de passé, uniquement les petits véhicules  avaient la place pour circuler. Un fourgon chargé haut-delà du possible venant en sens inverse, allez savoir pourquoi, avait fait une embardé, montant sur les guides en béton, posant le chassie dessus , tout en explosant un pneu. Nous étions à une heure de larguer les amarre et à moins de faire venir une dépanneuse, je ne vois pas comment nous pouvions faire. Le chauffeur complètement perdu, se trouvait dans un état de panique complet. Son Crick semblerai-il ne suffisait pas pour soulever le fourgon en surcharge. Prenant notre mal en patience , nous observions de loin la scène surréaliste qui se déroulait devant nous, quand soudain, un des membre du personnel du port se dirigeait vers nous. Philippe sentit le coup venir en nous déclarant : "tu paries qu'il vient chercher un Crick et de l'aide." Cela n'a pas loupé , il fallait que nous allions prêté main forte à se pauvre bougre si nous voulions embarquer. Une fois la camionnette calé , il fallut trouver la roue de secoure difficilement accessible sous le pyramide de sacs, et d'objets divers pour la plus part non identifiés. Il fallut sortir une partie des affaires en s'assurant de ne rien se prendre sur le coin de la figure, dévisser la roue de secoure, espérer qu'elle soit en bonne état et enfin essayer de la mettre. Tandis que Philippe et un autre passager s'activait à tout mettre en place, notre chauffeur transpirait à grosses gouttes, tournait comme un avion autour du camion, sans rien faire de très concret, ressassant peut-être dans sa petite tête dans quelle situation délicate il avait mis tout le monde. Quand enfin, la roue fut remplacé, il fallait maintenant bouger le véhicule de là. Mais le chassie était posé sur la bordure en béton , les roues ne touchant plus le sol, une seule solution se présenta à nous, le tracter. Il y avait que le camion pour pourvoir à cela. Et c'est ainsi que nous avons sauvé la situation, le chassie faisait un bruit de tout les diable, des étincelles, ainsi qu'une fumé accompagnaient ce tintamarre, mais tant pis , il verra plus tard les dégâts, pur l'instant le primordiale était de pouvoir rentrer dans le bateau. 

Et c'est ce que nous avons pu faire. Nous nous demandons encore aujourd'hui comment il a pu se mettre dans cette situation délicate.  

C'est la croisière s'amuse.

Arrivé à Tanger , au petit matin.

Une fois le camion bien parqué dans le bateau , quelle ne fut pas notre surprise de voir venir se stationner derrière nous , notre apprenti cascadeur, il avait pu tout de même embarquer.

Ce fut avec soulagement que nous avons posé nos affaires dans notre cabine, s'attribuant un couchage pour les deux nuit à venir et se mettre au lit sans demander notre reste. La mer fut calme tout au long de la traversé, pas le soupçon d'une vague, pour mon plus grand soulagement   (gégé), pas le moindre signe de mal de mer durant c'est deux jours. Nous avions pensé, à tort , avant d'embarquer que la journée que nous allons passer à bord allait être ennuyeuse. Encore une fois, notre jugement était totalement faux. Car le passage en douane se déroula sur le bateau, il nous fallut une bonne partie de la journée pour accomplir les formalités, policière et douanières. Tout cela dans une atmosphère de pure délire. Ce fut mieux qu'un One Man Show. Malgré une organisation assez correct, il y  a toujours des petits malins qui veulent déroger aux règles, comme par exemple passer devant tout le monde en invoquant des motifs valables. Acte qui déclencha à plusieurs reprises des disputes mémorables nécessitant l'intervention de la sécurité pour calmer les esprit surchauffés.

La procédure de déroulait ainsi: On vous fit entrer dans une grande salle, la discothèque, il manquait plus que la boule à facettes et la music disco pour mettre l'ambiance, où était installé au fond de la salle deux fonctionnaires chacun avec un ordinateur, un policier pour les passeport, un douanier pour les véhicules. Sur notre droite la fil pour les visas, on avait placé le long du mur des fauteuils de velours rouge grâce au quel nous avons joué toute la journée à la chaise musicale. Une fois la dernière chaise atteinte et notre passeport tamponné, nous avons rejoint sur la gauche la deuxième rangé de fauteuil pour recommencer le jeu. Nous étions à la moitié du parcourt quand l'heure de la pause sonna, on nous ramassa les documents pour enregistrer le véhicule, nous priant de revenir à 16h , où l'on nous appellera par notre nom pour pas que nous recommencions la fil d'attente. Durant toute la duré de la procédure , nous avons eu le temps, surtout Philippe car moi je devait attendre sur les banquettes avec les femmes, à lier connaissance et bavarder un peu avec ses camarades de jeu. Pour être sur de ne pas passer notre tour , à 15h30 nous étions présent devant les portes closes où déjà de nombreuses personnes ayant eu la même idée que nous étaient présentes. Et tout recommença, les portes étaient pas encore ouvertes que ça se disputait déjà. Les autorités arrivèrent avec près de vingt minutes de retard, normal. Une fois notre nom appelé, tout fut réglé rapidement. Il restait une petite formalité au port de Tanger Med et nous serons libre comme l'air. À nous l'aventure.

9h30 mercredi 21 novembre 2012, nous débarquions sur le sol africain.